Extrait de "Un Clic Pour 353 Communes" de Dominique Garrel : VISSEC
Pour trouver Vissec sur l’annuaire ne vous fatiguez donc point, allez
à la dernière page, notre commune est la dernière
par ordre alphabétique pour ce qui concerne le Gard.
Ce beau village situé dans les gorges
de
la Vis, tire son originalité de sa rivière, la Vis, qui ne coule que pendant de fortes
pluies. Elle s’infiltre à Alzon pour ressortir à la
source de la Foux. Le village possède
une position très
particulière puisqu’il a été construit sur les
parties
non cultivables et planes de la cuvette, ce qui a donné
naissance
à de petits quartiers bien délimités, à
l’architecture
caussenarde, autour des vestiges de l'ancien
château fort détruit, lors des guerres de Religion, en
1628.
Le hameau de Regagnas, sur le causse de Campestre, a conservé
une
architecture caussenarde traditionnelle.
Le Cirque de Vissec, était un
lieu de
passage
privilégié entre la plaine du Languedoc et les montagnes
cévenoles.
Le territoire de la commune s'étend sur trois causses : celui de
Saint
Maurice/Larzac Méridional, celui de Blandas et le Causse de
Campestre,
séparés par les Gorges de la Vis et de la Virenque, ce
qui
lui confère une grande diversité de paysages.
Commune du canton d’Alzon, Vissec faisait partie du Vigan et du
diocèse de Nîmes, archiprêtré d’Arisdium ou
du Vigan. Le prieuré simple et séculier de Notre-Dame de
Vissec, quoique enclavé en 1694 dans
l’évêché d’Alès, était demeuré
uni à la mense capitulaire de Nîmes.
Formes anciennes : Ecclesia que vocant Viro-Sicco. quœ est fundata in
honore Beatœ-Mariœ, in valle que vocant Virenca, in pago Nemausense,
1084 (cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 169).
Ecclésia de Virseco, 1156
(ibid. chapitre 84). Terra de Viriseco, 1275 (papiers de la famille
d’Alzon).
Locus de Viridisicco, 1314 (Guerre de Fl. archives municipales de
Nîmes).
Castrum de Viridisicco, 1357 (Gallia Christiana VI. p. 661) ; 1384
(dénombrement
de la sénéchaussée). G. de Viridisicco, 1410
(papiers
de la famille d’Alzon). Vissec, 1435 (répartition du subside de
Charles
VII). Prioratus Beatœ-Mariœ de Viridisicco, 1504 (archives
départementales
G. 162. f° 30). Notre-Dame de Vissec, 1548 (J. Ursy, notaire de
Nîmes).
Vissec, viguerie du Vigan, 1582 (Tarification universelle du
diocèse
de Nîmes). La communauté de Vissec, 1590 (archives
départementales
C. 841). Le prieuré de Vissec, 1725 (ibid. G. 394).
Archéologie : Dans la grotte des Mounies, A Durand-Tullou a
signalé de nombreux vases et des monnaies.
Armoiries : d’argent, à un lion de
sable,
et un chef d’azur chargé du mot VISSEC en caractères d’or.
Causse : une petite partie s'étend sur la rive droite de la Vis.
Ce causse n'est qu'une fraction du causse de Vacquières et de
Saint-Maurice, situé dans le département de
l’Hérault et attenant à la chaîne de la
Séranne. Le roc Mérigou, rocher de dolomie oxfordienne.
D’un aspect très remarquable, forme le point culminant du causse
de Vissec il s'élève à 785 mètres au-dessus
de la mer. Château : Le 27 août
1628,
le duc de Rohan donne l'ordre de raser totalement le château, les
maisons
du village et le moulin de la Foux. Le 22 décembre 1628, le
démolisseur
réclame don dû. Si les remparts et les points
défensifs
ont été mis à bas, le baron de Vissec peut encore
vivre
dans ce qui reste des bâtiments qui seront réparés
vers
1646. En 1792, les biens deviennent des biens nationaux et le
château
est totalement pillé et vendu par lots.
Culte : l’église, située dans l’enceinte du
château, est détruite en 1621 ; elle est reconstruite en
1688.
Démographie : Vissec compte en 1999 43 habitants contre 50 en
1990. On y comptait 2 feux en 1384.
Données physiques : superficie de la commune : 2 500 ha,
altitude : 463 mètres. Oolite intérieure et ses dolomies
; calcaire oxfordien
parfois dolomitique. C'est d'une énorme fissure de l’oolite
inférieure
que sort la belle source de Lafous. Fossiles de l'oxfordien. Etymologie : composé de Viro, nom
de
la rivière, et de siccu « sec ».
Anciennes fermes : Baumes (Les), Mansus de las Balmas, parochiœ de
Virisicco, 1466 (A. Montfajon, notaire du Vigan). Espérelle
(L'), autrefois hameau.
Hameaux : Regagnas, Mansus de Reganhacio, parochiœ de Viridisicco, 1468
(A. Razoris, notaire du Vigan). Mansus de Reganhata, 1513 (A. Bilanges,
notaire du Vigan) : probablement nom de famille tiré par
sobriquet de l’occitan regagnhàs « rire sardonique,
ricanement ». Roquenouse, Viala (Le) : ancien occitan vialar,
variante de vilar (du latin villare) «
hameau, village ».
Montagne : Mérigout, Roc-Mérigout, (carte
géologique du Gard).
Activités humaines : la Mairie est
le
siège de l'Association Européenne des Eleveurs de Chevaux
de
Camargue Hors Berceau (CH B.Europe). Cette association a pour but de
promouvoir
la race Camargue dans les Pays de la Communauté
Européenne.
Le hameau de Regagnas, sur le Causse de Campestre, est le siège
d'un
atelier-école de céramique où sont assurés
des
stages de formation. Les Moulins de Vissec ou de la Foux
restaurés
récemment sont très anciens (XIe). Des pistes
aménagées
au flanc du Larzac et du Causse de Blandas permettaientd'y apporter les
céréales
récoltées sur les deux plateaux.
L'activité cesse en 1907 après qu'une inondation eut
ravagé les installations, mais ils restent habités
jusqu'en 1945. Réhabilités par la commume en 1999-2000.
Le RGA 2000 donne une quasi-disparition de l'agriculture avec un nombre
confidentiel
d'exploitations agricoles et de surface agricole utilisée. Il
restait
prés de 1 000 ovins en 1979, prés de 800 en 1988 et une
quasi-disparition
en 2000.
Cours d’eau : Virenque (La), La source de La Foux,
située sur la rive droite de la Vis est considérable.
Elle
s'échappe en bouillonnant d'une large cavité. De gros
rochers
masquent en partie l'entrée de cette ouverture. Cette source
tarit
tout à coup par un temps sec et chaud, le 9 avril 1779. Elle
resta
ainsi pendant 10 jours, mais le 19 du même mois elle reparut plus
abondante
que jamais. Un phénomène semblable avait eu lieu, nous
a-t-on
assuré, un siècle auparavant.
En savoir plus : Durand Tullou Adrienne : « Vissec et son
étrange rivière », Montpellier, éd. Espace
sud, 1995.
Mazar Claude, L'église de Vissec, monographie
co-éditée
par la mairie de Vissec, 2002.
Merci à Dominique Garrel de
m'avoir
autorisé à reproduire ici son texte sur Vissec.